• PROGRAMME MONIQUE VAN DER VORST

    ERGONOMIE EN ENTREPRISE

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Fais du bien à ton corps pour que ton âme
ait envie d’y rester

Fais du bien à ton corps pour que ton âme
ait envie d’y rester

Proverbe indien

ÊTRE ASSIS ET ÊTRE BIEN

  • Introduction
  • Méthodologie : l’Intelligence du mouvement
  • Thèmes abordés
  • Les bénéfices

Le programme sur la chaise est, pour moi, capital. En effet, actuellement, nous passons une grande partie de notre vie dans cette position, que ce soit à l’école, au travail, dans nos moments de détente, à l’heure des repas, au volant de la voiture… mais aussi lorsque nos devenons plus âgés.

Pourtant,  du point de vue fonctionnel, la chaise n’est pas l’instrument idéal pour notre corps. Elle nous fige dans une certaine position et le plus souvent pendant de longues périodes. Cependant, l’être humain est fait pour bouger. Sa santé en dépend.

Frédérique Rosenfeld, médecin du travail a écrit « Rester assis trop longtemps est (très) mauvais pour la santé, cela pourrait même favoriser le cancer du colon ! »

Elle explique :

« Rester assis trop longtemps entraîne des contractions musculaires statiques qui s’opposent aux contractions dynamiques qui surviennent lors du mouvement, lorsque nous faisons du sport, par exemple ….
Tous les muscles sont contractés pour le maintien de la posture assise
. Par exemple, les muscles profonds et superficiels du dos, particulièrement le trapèze qui couvre une partie du dos jusqu’à la nuque et joue un rôle dans le mouvement des épaules, ainsi que dans le port et l’inclinaison de la tête.
On observe également une pression sur les disques, au niveau de la colonne vertébrale lombaire, nettement supérieure à celle que l’on a en position verticale. À défaut d’être plus souvent debout, il faut donc avoir une bonne position assise.

Que se passe t-il dans notre corps lorsque nous restons assis trop longtemps et dans une mauvaise position ?
Lorsque nous somme assis, tout notre métabolisme se met au ralenti et cela peut provoquer des dysfonctionnements :

  1. Au niveau de différents organes : cœur, pancréas, colon.
  2. Au niveau musculaire : dégénérescence des muscles en général :
    faiblesse des muscles abdominaux, raideurs des articulations coxo-fémorales, manque de tonus des fessiers, 
muscles douloureux (fibromyalgie).
  3. Au niveau des membres inférieurs : mauvaise circulation veineuse, ostéoporose ou ostéopénie.
  4. Au niveau de la tête : ralentissement du fonctionnement du cerveau, raideur de la nuque
, douleurs au niveau des épaules et du dos.
  5. Au niveau du bas du dos : manque de souplesse, détérioration des disques.
  6. Et cela peut même aller jusqu’à un décès prématuré.

La position assise devrait toujours être passagère, mais pour différentes raisons, nous ne pouvons pas échapper à la position assise prolongée et répétée jour après jour.

Pourquoi la chaise est-elle devenue un outil handicapant ?
Depuis les années 1990, l’informatique a envahi le monde, bouleversant notre quotidien tant au travail qu’à la maison. Nous passons de plus en plus d’heures assises : en effet, de nos jours, tous nos dossiers se trouvent dans notre ordinateur, un simple clic suffit, nous pouvons rester plusieurs heures d’affilées dans la même position.

La chaise a ses limites : pourquoi ?
Etre assis n’est pas quelque chose d’inné. Cela exige un apprentissage. Il faut que le système nerveux acquière un certain niveau d’évolution: la myéline doit apparaître progressivement autour des nerfs pour permettre le passage de l’influx nerveux et de cette façon maîtriser le système musculaire.

Le maintient de la position assise est en grande partie assuré par la musculature profonde du dos, celle qui est proche de la colonne vertébrale et dont les fibres enrobent littéralement la colonne depuis l’axis jusqu’au sacrum.

Il y a une condition à cela : avoir un rapport juste avec la gravité. La tête, le torse, le bassin doivent être bien aligné.

Pour être assis sans effort, le corps doit se trouver en équilibre dans l’axe. Dans ce cas, le poids de la pesanteur tombe verticalement comme un fil à plomb invisible, la personne se sent libre, légère et à l’aise. Dans le cas contraire, elle est obligée de se cramponner, cela veut dire que les muscles superficiels devront agir de façon continue (ce qui est plutôt la fonction des réflexes posturaux), créant des tensions compensatrices dans le ventre, le dos, le cou, les épaules.

Pourtant, l’être humain n’a pas été conçu pour rester longtemps dans la même position.

Alors que faire ?
– Que faire pour que la chaise ne devienne pas LE cauchemar de notre vie ?
– Comment rendre la chaise plus amicale ?
– Que faire pour que la chaise soit un outil apprécié ?
– Que faire pour « être assis et être bien »

Il s’agira d’apprendre à nous adapter à la chaise. Comment ?

En affinant la perception de notre position : prendre conscience que notre tronc fait partie d’un tout, du plancher pelvien au sommet de la tête et apprendre à mettre la colonne vertébrale d’aplomb.

En changeant nos habitudes musculaires, c’est-à-dire :
– défaire les tensions acquises afin de trouver une position assise fonctionnelle et un bon support.
– réveiller les réflexes posturaux de façon que la tête soit portée au sommet du cou comme un périscope.

En nous éloignant de temps en temps du dossier pour permette aux réflexes posturaux d’agir et renforcer notre dos. Le changement se fera alors à partir « du dedans » du corps.

L’idée maîtresse est de rester dynamique en étant assis.

Une exigence :
ÊTRE ATTENTIF, PRÉSENT et CONSCIENT à ce que l’on fait : trois mots clés qui permettront à l’élève de s’adapter à la chaise et de se sentir bien.

FAIRE L’EXPÉRIENCE D’UNE POSITION ASSISE DYNAMIQUE C’EST :

  • retrouver un rapport juste avec la gravité : la tête, le torse et le bassin doivent être bien alignés de façon que la personne se sente libre, légère et à l’aise.
  • relâcher les tensions compensatrices du ventre, du dos, du cou, des épaules.
  • stimuler la musculature profonde faite pour maintenir une position pendant un long moment.
  • retrouver une respiration calme, ample, libre et confortable.
  • Le bassin : support de la colonne vertébrale, soutien essentiel pour le bas du dos, mais aussi agent de liaison entre la poitrine et les jambes.
  • La hanche : retrouver la liberté de la hanche, condition première pour une assise stable.
  • Une colonne vertébrale en bonne santé : établir une flexibilité proportionnelle au niveau de toutes les vertèbres pour retrouver l’aisance dans les mouvements quotidiens.
  • Les épaules : relâcher les épaules afin de soulager les tensions de la nuque et du haut du dos.
  • La respiration : retrouver une bonne capacité pulmonaire et respirer à plein poumons.
  • Les yeux et les mâchoires : relâcher les yeux et les mâchoires permet de récupérer la liberté de la nuque,
  • Restaurer la mobilité du pied et retrouver des appuis stables.
  • Soulage les douleurs
  • Réduit la tension musculaire
  • Augmente la flexibilité du corps
  • Diminue le niveau de stress
  • Se sentir plus dynamique, plus « fit »

Pour faire ce que l’on veut,
Il faut d’abord savoir ce que l’on fait

Pour faire ce que l’on veut,
Il faut d’abord savoir ce que l’on fait

Moshe Feldenkrais

Voici ce qu’en disent
les eleves

Mon dos est redressé

Ma tête est légère

Je me sens plus grande

Je me sens bien plantée dans le sol

Mes genoux sont moins douloureux

Mon champ de vision est plus ouvert

Mes épaules sont plus relâchées

Le bas du dos est moins creusé, plus relâché

J’ai moins souvent mal de tête